1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

Présentation

leguelmois

Pseudo: leguelmoisCatégorie: Littérature, poésieDescription:
Mémorial de nos Aïeux légendaires
Recommander ce blog

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1
Vendredi 15 Février 2008

Harragas et Evangélisation en Algérie

Cette réflexion contributive fait suite au reportage, relatif à l’évangélisation en Algérie, diffusé sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale algérienne par Djaouida Azzoug et publié par Dlamel B. dans le Quotidien d'Oran du 06 Février 2008.

Pour tenter d’apporter un élément de réponse à la question posée, il est nécessaire d’examiner, de façon inductive, le contexte, l’environnement dans lequel nous vivons et d’analyser, de façon déductive, la doctrine et la réalité musulmanes, à savoir :

Face à la montée des tensions religieuses et à la violence qui menace la paix du monde, la réponse serait ni la vengeance, ni la haine, ni la fuite dans un faux spiritualisme, mais s’engager à s’opposer au mal par le bien, au mensonge par la vérité, à la haine par l'amour, à respecter les convictions et les pratiques religieuses d'autrui et enfin traduire nos actes par des gestes qui n'excluent personne.

Nous savons tous que la faim pousse l’Homme à quémander et même à voler le pain ; la misère le pousse à l’exil et changer même de nationalité ; le désespoir le pousse à douter de son espérance et à rechercher d’autre Dieu. A mon avis, c’est principalement cette dernière raison, associée à d’autres plus sensibles, qui pousse les jeunes Algériens (Harragas) à vouloir mourir en mer plus tôt de rester dan leur pays ou à se convertir au christianisme.

Personne n’ignore que des erreurs ont été commises au cours de l'histoire par nombre de Gouvernements. Souvent, face aux graves problèmes qui se posaient, ils ont pensé qu'il valait mieux d'abord améliorer les régimes politiques et ensuite changer l'esprit des êtres humains. Ils oublis qu’au fond, ce sont les qualités morales qui gouvernent le monde. Le mérite d’un État se trouve, à la longue, n’être que le mérite des individus qui le composent.

La constitution Algérienne, à son Chapitre IV, garantie les libertés fondamentales, les droits de l’Homme et du citoyen (Art 31) ; elle précise l’inviolabilité de la liberté de conscience et la liberté d’opinion (Art 35)  et bien sur, l’inviolabilité et la protection de la vie privée…… (Art 37). Mais la réalité est toute autre !

Face à cette autre réalité, les Algériens doivent avant tout se comporter en citoyens conscients de leurs droits et de leurs responsabilités. Le progrès nous oblige à nous en débarrasser des préjugés et des idées primitives.

Du résultat de recherches d’hommes éminents, un mot est revenu sans cesse dans leurs conclusions "l'éducation". Elle seule permet de démêler les faits et les mythes, les réalités et les fantasmes. C’est l’appel de l’Islam naissant du septième siècle, "Recherche la science du berceau à la tombe et va à sa quête, même en Chine".

Le paradoxe, l’Algérie à été en Chine non pas pour la recherche de la science, mais en quête d’entrepreneurs pour la réalisation de bâtiments. Un travail que les algériens, eux-mêmes, puissent accomplir moyennant une coute période de formation technique.

L'éducation, avec la liberté, l'égalité et la bonne gouvernance, l'un des quatre domaines où le monde musulman doit accomplir des progrès décisifs. Le facteur de suprématie de certains Etats n’est qu’un cycle naturel, il n’a jamais changé, il a été de tous temps, et même de nos jours : la Science , la Technologie , la Liberté de conscience et la bonne Gouvernance.

La science, la plus précieuse des biens, est un processus qui se développe sans cesse et nous apporte toujours des connaissances nouvelles. De nos jours, devenue un élément essentiel, elle se développe en quantité, en qualité, elle est portée par des moyens de diffusion et de communication de plus en plus élaborés. L'homme essayait de comprendre le monde qui l'entoure, et d'en prendre le contrôle.

Malheureusement et malgré le développement scientifique, des questions sensibles restent posées : comment combler les ignorances, dessiller les regards, alléger les amertumes à un moment où chacun des deux mondes, Orient et Occident, en présence ne voit de l'autre que son pire visage ? Comment doit-on nous conduire envers les autres et respecter leurs convictions, garantie par la Constitution  ?

Pour cela, nous devons revitaliser les programmes, s’adapter aux nouvelles traditions intellectuelles par une recherche vigoureuse de la connaissance spirituelle. Nous avons besoin avant tout d'une véritable politique d'éducation et d'une recherche scientifique ambitieuse ; car les travaux des experts musulmans n'alimentent que des débats d'initiés sans écho dans les médias ni dans le grand public. Il impératif de donner la parole aux jeunes et d’établir une autocritique qui permettra un diagnostic lucide des échecs de notre monde !

La majorité des pays arabo-musulmans, synonymes de sous-développement, végètent sur "le versant obscur" de la mondialisation. Et, pourtant, un transfert de savoir et de technologie s'opère entre l'Occident et l'Orient. "Mais il profite directement à l'Extrême-Orient et passe devant le nez du monde musulman".

Il est regrettable que, depuis les croisades, puis les colonisations, l'islam ne retienne de ses contacts avec l'Occident que les souvenirs douloureux, et n'ait pas su tirer à son profit les leçons de la raison et des Lumières.

La modernité, la mondialisation, pose au monde musulman des questions absentes il y a mille quatre cents ans, et auxquelles il doit trouver de nouvelles réponses. Le monde musulman peut-il introduire une distance intellectuelle envers les textes sacrés ? Renoncer à l'absolutisme de ses convictions ? Même si le texte est divin, son interprétation est l'œuvre des hommes, avec leur part d'erreurs !

Il faut soumettre les textes de la doctrine musulmane à l'effort de réflexion individuelle (Ijtihad) pour, au moins, ôter la haine entre les pratiquants des quatre Madhahebs de la religion musulmane.

Car, en plus de l’unification des Madhahebs, la biodiversité politique, propice à un dialogue fructueux entre les deux mondes exige qu'on s'accorde sur un minimum de valeurs : droits de l'homme, démocratie…….Beaucoup de gens pensent que la "démocratie islamique" d'aujourd'hui n'est pas plus acceptable que la "démocratie populaire" d'hier.

Voilà pourquoi l'islam unifié et l'Occident devraient surtout s'atteler à des tâches communes face à la pauvreté, aux pandémies, aux changements climatiques et non pas s’occuper à réduire les libertés du doute et de la pensée.

Tout homme musulman peut acquérir gratuitement les préceptes de cette réalité, et cette acquisition dépend uniquement de nous. Il ne tient qu’à nous, en effet, d’être tolérant et démocrate envers une population et une pensée plurielles.

Leguelmois

publié par leguelmois dans: leguelmois
Recommander

Commentaires

Pas de commentaire pour cet article

Ajouter un commentaire

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1